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> Jean Henry Miégemarque (1857-1903)

 

Jean Henry Miégemarque

Asson (Pyrénées Atlantiques) 24 juillet 1857- Gaillac (Tarn) 15 décembre 1903

Le premier Conservateur du Musée d’histoire naturelle de Gaillac

 

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Premier Conservateur du Musée d’histoire naturelle de Gaillac, Jean Henry Miégemarque sera plus tard lauréat de l'Académie des Beaux-Arts de Naples et de l'Exposition universelle de Toulouse. En 1874, il part en voyage à Dakar puis en Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Paraguay) où il visite les villes de Montivideo, Buenos-Aires, d'Assomption et Rosario, également les pampas d'Argentine et la forêt amazonienne où il goûta des gibiers inconnus de lui.

 

Il devient instituteur affecté à Constantine en 1876 où il s'adonne à la chasse et découvre la coutume d'élever des faucons et autres rapaces pour la chasse auprès d'amis dont le fils du cheik local.

 

En 1877, il revient dans les Pyrénées où il est affecté à Orthez. Son caractère difficile lui met rapidement à dos soit la population, soit les autorités locales, soit ses supérieurs hiérarchiques au gré de ses affectations successives. De plus, parallèlement à sa carrière d'instituteur, il s'adonne au métier de taxidermiste qu'il pratique à titre payant.


Il devient même membre de la Société zoologique de France en 1888 mais ses algarades répétées en tant qu’instituteur lui valent sa révocation de l’Instruction Publique en 1889.


En 1893, il est nommé Conservateur du Musée des Eaux-Bonnes mais estimant être trop peu payé pour subvenir aux besoins de sa famille, il finit par partir en 1895 pour le Dahomey (actuel Bénin) en tant qu’explorateur-naturaliste du Muséum de Paris afin d’effectuer des naturalisations. Le climat très humide l'empêche de bien exécuter ses préparations. C’est un échec. En outre, il revient complètement anémié et abattu par les fièvres paludéennes, ce dont il mettra plusieurs mois à se remettre dans ses chères Pyrénées. Il est recruté Conservateur du Musée d’histoire naturelle de Gaillac en 1896 par le Dr Philadelphe Thomas, sur le conseil du Conservateur du Musée et de la Bibliothèque de Bayonne, Léon Hiriart, ami de Miégemarque. La même année, il publie ses aventures au Dahomey sous forme de feuilleton dans le Mémorial de Gaillac, édité par l'Imprimerie P. Dugourc à Gaillac. E. Oustalet écrit une note en 1898 dans le Bulletin du Muséum de Paris intitulée "Catalogue des oiseaux du Dahomey" remis par M. Miégemarque au Muséum d'histoire naturelle en 1895. En 1902, Henry Miégemarque publie "Chasses pyrénéennes" également chez l’éditeur Dugourc. Ce livre rassemble tout son savoir de guide, de chasseur et de naturaliste qui reste encore une référence de valeur, régulièrement cité par des ornithologues renommés. La même année, il continue à rédiger quelques articles ornithologiques dans le Mémorial de Gaillac édité par l’Imprimerie Dugourc. Puis, il démissionne de son poste de Conservateur du musée. Il a effectué un important travail de taxidermie pour le musée d’histoire naturelle de Gaillac. Certes seulement 38 pièces sont certifiées, mais, selon des recoupements bibliographiques, ce sont peut-être 250 éléments au total qu’il a naturalisés.

 

Nous retiendrons d'Henry Miégemarque un passionné de la nature au caractère manifestement difficile qui lui causa bien des désillusions. Il aura marqué de son empreinte l'ornithologie régionale et le Muséum de Gaillac.