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Les marques de la guerre de cent ans et les ravages de la peste A l'orée du XVIIème siècle, Gaillac n'est plus la ville épanouie dont le haut moyen âge portait la promesse. Les déchirures des guerres de religions se sont ajoutées aux blessures de la guerre de cent ans et au fléau de la peste. Les longues guerres avec l'Angleterre et les multiples passages de l'épidémie de peste font perdre à la ville la moitié de sa population. En 1374, on ne compte plus que 303 feux. En 1388, le chiffre tombe à 64. Les retours de peste se succéderont encore pendant près de 150 ans : en 1475, puis dans les premières années du XVIème siècle (jusqu'en 1531), et encore en 1629. Démographiquement touchée, économiquement désargentée, la cité connaîtra cependant encore quelques " événements " symboliques de son statut préservé de " place qui compte ", ne serait ce qu'en raison de ses atouts géographiques: A plusieurs reprises, notamment en 1474 et 1502, elle reçoit le Parlement de Toulouse, chassé de cette ville justement par la peste; en 1533, le roi François 1er y fait étape alors qu'il a pris depuis Fontainebleau la route de Toulouse, avec la reine et ses deux fils. Lors de ce passage, le roi confirme les privilèges des habitants. Deux ans plus tard, le roi et la reine de Navarre, en chemin pour rejoindre François 1er à Lyon, choisissent aussi de faire étape à Gaillac. |