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De la croisade des albigeois a la dechirure des guerres de religion Quand la croisade des albigeois survient, à la charnière des XIIème et XIIIème, avec son cortège de massacres qui laisseront un traumatisme durable, Gaillac est relativement épargnée, bien que successivement occupée par les croisés et les comtes de Toulouse. Finalement restée fidèle au Comte de Toulouse, Raymond VI, la cité récemment fortifiée reçoit sa visite en novembre 1219. Les seigneurs de Penne, l'une des places fortes cathares, viennent lui rendre hommage. Son fils, Raymond VII viendra lui aussi à Gaillac à plusieurs reprise jusqu'en 1229, année de la signature du Traité de Paris, qui met un terme aux affrontements. Cette paix, imposée à Raymond VII, marque la première étape de l'intégration de l'Albigeois au Royaume de France. Inclue dans les villes fortes du Comté de Toulouse à démanteler, Gaillac subit le contrecoup de cette nouvelle situation politique. Mais la ville connaîtra sa période de déchirure la plus sanglante pendant les guerres de religions du XVIème siècle, quand catholiques et protestants Huguenots s'opposèrent. L'espace d'une décennie (1562 - 1572), plusieurs combats particulièrement violents se déroulent dans l'enceinte de la cité. A plusieurs reprises, les menaces des catholiques sur les protestants aboutissent à des massacres spectaculaires. En mai 1572, de nombreux protestants sont précipités dans le Tarn, par une fenêtre -toujours existante - de l'abbaye. En bas, les bateliers les achèvent. Sporadiquement, ces affrontements perdureront jusqu'à l'accès au trône de France d'Henri IV (1595), Huguenot ayant abjuré le protestantisme. |