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> 2000 ans d'histoire

Aux origines de la ville - UK

Gaillac et les collines dominant la ville couvrent de nombreux sites préhistoriques. A l’occasion de fouilles préalables à la restauration des bâtiments abbatiaux de Saint-Michel, les bords du Tarn ont livré les restes d’un important établissement gallo-romain. L’étymologie de Gaillac semble issue de « d’Ager Gallacus » (nom d’origine romaine signifiant le champs de Gallacus).
Puis, à l’époque mérovingienne, Gaillac est mentionnée en 654 dans le testament de l’Albigeois saint Didier, évêque de Cahors. Parmi les découvertes significatives, le quartier du Gravas, situé au nord-est de Gaillac, a livré de nombreux sarcophages et des bijoux de cette période.
Photo
Mosaïque, fin IVe – début Ve siècle
Retrouvée sur le site de Saint-Michel, (coll. Musée de l’abbaye)


Au Moyen-âge - UK

Une communauté monastique est à l’origine du développement de la ville dès le Xe siècle. Elle va s’organiser autour de l’église abbatiale au bord du Tarn et sur la colline du Château de l’Hom. L’abbaye s’enrichit de donations et de la perception de nombreux droits ; elle accueille les pèlerins de Compostelle jusqu’à la création de l’hôpital Saint-Jacques sur les quais, à l’initiative d’un laïc au XIIIe siècle. L’abbaye est à l’origine du développement du vignoble, déjà exporté dans toute l’Europe depuis l’époque gallo-romaine.
Graduel de Saint-Michel de Gaillac, XIe siècle, Manuscrit latin 776
Coll. Et cl. BNF

- La croisade contre les Albigeois

Gaillac se retrouve divisée durant cette période (début XIIIe siècle) entre une abbaye gardienne de l’orthodoxie et du pouvoir royal et la famille féodale des Peyre de Brens, dont la branche gaillacoise était activement impliquée dans l’hérésie cathare. La ville louvoya sans cesse, accueillant tantôt avec bonheur le comte de Toulouse, dissident favorable aux Cathares, tantôt ouvrant ses portes à Simon de Montfort et aux croisés.

La victoire royale imposa à la ville la reconstruction des églises Saint-Pierre et Saint-Michel en 1271 et celle d’un pont sur le Tarn.
Détail des peintures murales de la tour Palmata
XIIIe siècle

- La fin du Moyen-âge en demi-teinte

L’abbaye emmêlée au cœur de conflits d’influence au XIVe siècle entre l’évêque d’Albi, l’abbaye de la Chaise-Dieu et Rome perdit beaucoup de son rayonnement. La ville s’affaiblit encore en 1320 par le passage des pastoureaux (paysans insurgés, en quête d’une croisade populaire), puis par celle des Anglais et des grandes compagnies à la fin de ce même siècle. Seule clarté durant cette période : l’établissement d’un collège créé à Gaillac grâce au pape Jean XXII.
L’abbatiale Saint-Michel de Gaillac
XIIIe siècle

La renaissance et le temps des guerres de religion - UK

Gaillac, seconde ville de l’Albigeois, enrichie par le vin, le pastel et le commerce sur le Tarn, connaît un début de siècle brillant, malgré une épidémie de peste. La ville ouverte aux commerçants étrangers trouve bientôt dans la jeune élite bourgeoise les premiers adeptes de la Réforme au début du XVIe siècle. En 1562, les protestants s’en prennent aux églises Saint-Pierre et Saint-Michel, et provoquent des échauffourées sanglantes lançant un soulèvement général. Les catholiques reprennent ensuite la ville et leur répression est sanglante. En octobre 1563, deux jeunes protestants meneurs sont arrêtés puis exécutés. Les protestants attendront 1568 pour se venger et reprendre la ville, brûlant les faubourgs, massacrant les catholiques, pillant ou détruisant les églises. Les catholiques reviennent en 1570. En octobre 1572, ils arrêtent quatre-vingt protestants qui sont massacrés dans les tours de la ville. Les troubles ne cesseront que lors de la publication de l’Edit de Nantes.
Rue de l’anguille
Théâtre de combats sanglants entre les Catholiques et les Protestants

Hôtel Pierre de Brens
Conserve une partie de ses murs du XIIIe et des restaurations des XVe et XVIe siècles


XVIIe et XVIIIe siècles - UK

C’est l’époque de grandes reconstructions et d’un développement régulier de la ville, avec l’installation des Capucins sur l’actuelle place d’Hautpoul, et le transfert de l’hôpital St André à son emplacement actuel, en 1680. La ville s’enrichit de nombreux édifices et hôtels particuliers érigés par les magistrats de la judicature de l’Albigeois dont le siège est à Gaillac. Avec la Révolution, les édifices religieux sont transformés en édifices civils et certains disparaissent.
Le château de Foucaud dans son parc
XVIIeme siècle

Hôpital Saint-André
Transfert à son emplacement actuel, en 1680

XIXe siècle - UK

C’est une époque de grande transformation urbanistique ; la ville est une sous-préfecture dès 1800. Les remparts et les fossés disparaissent ; la place du Griffoul est agrandie et enrichie d’une halle aux grains. Un jardin national est établi sur les fossés. Des places sont agrandies, de nouvelles rues créées. L’aménagement majeur est celui de la place de l’Hôtel de ville dessiné par François-Martin Lebrun et où sera inaugurée en 1851 la statue du général d’Hautpoul. La fin du siècle voit l’arrivée du chemin de fer, la fin de la navigation fluviale, la construction de la Caisse d’Epargne, du nouveau collège (futur lycée Victor-Hugo), du viaduc du château de l’Hom, de la gendarmerie…
La ville se développe malgré le désastre du phylloxéra apparu dans le vignoble dès 1866.
Bâtiment de l’hôtel de ville
1833

XXe siècle - UK

- 1900-1950

Epoque où l’on touche peu à l’urbanisme à l’exception de la création du kiosque à musique en 1914, du château d’eau en 1920, aujourd’hui disparus et du Monument aux morts en 1922. La ville acquiert le domaine patrimonial du château et du parc de Foucaud au début du siècle. Le château est transformé en musée en 1934 alors qu’en même temps les écuries abritent les bains-douches, puis une crèche.
Le kiosque à musique
Mis en place en 1914

- Après 1950

1959
Inauguration du groupe scolaire de La Clavelle
1963
Construction du nouvel hôpital
1968
Elargissement de la rue du Grez (avenue Jean Calvet)
1975
Construction du collège Albert Camus
1987
Construction de la salle de spectacles
1991
Construction du marché couvert
1992
Ouverture de l’autoroute A 68 qui relie Gaillac à Toulouse en 40 min
1997
Fin de la restauration des bâtiments abbatiaux de Saint-Michel
1995 à 2001
Aménagement des principaux ronds-points agrémentés d’œuvres d’artistes et création d’équipements sportifs
1998 à 2003
Rénovation des rues Frères Delga (1998) et Portal (2003)
2004
Rénovation de la place du Griffoul
2006

Construction et ouverture de l’école primaire Louise-Michel dans le quartier de Pouille

2007
2008
2010
2010
Construction du gymnase l’OISEL à Longueville
Ouverture de l’Imagin cinémas
Construction du collège Renée Taillefer-Mège, grande Résistante gaillacoise, à Longueville
Rénovation de la place de la Libération
Collège Albert Camus, 1975.
Il est l’œuvre de l’architecte Taillibert, concepteur du Parc des Princes

Collège Renée Taillefer-Mège, 2010, bâtiment Hautes Qualités Environnementales, conçu par l’architecte Jean-Pierre Lott

Pour en savoir plus :

Gaillac et les Gaillacois, 20 siècles d’histoire, Editions Grand Sud, Albi, 2006


Les dates clés - UK


654 : première mention de « Galhac »
972 : autour de l’Abbaye, naissance du premier bourg, première prospérité viticole
1374 : les guerres avec l’Angleterre et l’épidémie de la peste font des ravages
1533 : François 1er fait étape à Gaillac
1562 - 1572 : guerres de religion
Fin XIXe siècle : fin de l’activité du port sur le Tarn
1938 : Appellation d’Origine Contrôlée pour les vins blancs
1970 : Appellation d’Origine Contrôlée pour les vins rouges et rosés
1978 : Appellation d’Origine Contrôlée pour le primeur rouge

Photo : aerien gaillac

 
 

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