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Léon Marchandeau  

Léon Marchandeau (Toulouse 1847-Gaillac 1939)
"Avoué à Gaillac (1877-1893), il est poète et écrivain – en littérature Marc  Dhano –, historien de La Trinité de Gaillac (1911), de La noblesse des Guérin du Cayla (1934) ; il co-dirige  la revue Gallia avec son fils ainé à partir de 1901. Achète des héritiers du docteur Cassan (1889) la propriété de Touny. Ses deux fils, Marcel et Paul feront brillante carrière. Ils se suivent au collège de Gaillac, au lycée de Toulouse, à la faculté de droit, ont les mêmes goûts littéraires. Mais l’ainé sera magistrat et homme de lettres, sous le nom de Touny-Lérys, le second choisit le journalisme et la politique."

 

Maurice Greslé-Bouignol, s. v. "Marchandeau (famille)", dans Maurice Greslé-Bouignol (dir.), Les Tarnais : dictionnaire biographique, Albi, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn, 1996, p. 210

 

 

Paul Marchandeau  

Paul Marchandeau (Gaillac 1882-Paris 1968)
"Termine à Paris son droit par une thèse "De la vérification des pouvoirs devant les chambres françaises" (1909). Il y débute dans le journalisme à La Lanterne, quotidien radical d’Aristide Briand. En 1911, grâce à Léon Bourgeois et à Louis Vieu (dont il épouse la fille le 11 nov. 1913), il devient rédacteur en chef à L’Éclaireur  de l’Est. C’est dans l’arrondissement de Gaillac qu’il tente son entrée en politique : candidat aux législatives de 1914, il est battu au second tour par Jean Sabin soutenu par Jaurès. Après la guerre (blessé, croix de guerre…), il prend la direction de L’Éclaireur de l’Est  et s’inscrit au barreau de Reims  dont il sera bâtonnier. Conseiller municipal dès 1919, maire en 1925, membre puis président du conseil général, député en 1926, plusieurs fois réélu, il occupe des postes ministériels importants (finances, intérieur, commerce, justice) dans plusieurs gouvernements des années trente. En même temps, il poursuit avec ténacité la reconstruction de Reims. Lors de la guerre 1939-45, il assura le repli des services administratifs de cette ville sur Albi et Gaillac."

 

Maurice Greslé-Bouignol, s. v. "Marchandeau (famille)", dans Maurice Greslé-Bouignol (dir.), Les Tarnais : dictionnaire biographique, Albi, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn, 1996, p. 210-211

 

 

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Marcel Marchandeau alias Touny-Lérys (Gaillac 1881-Gaillac 1976)
"Magistrat et notamment président du tribunal civil d’Albi, il est connu pour son activité littéraire. Très jeune, il anima avec son père, Léon Marchandeau, des revues qui participèrent au renouveau provincialiste dans la lignée de L’Effort de Maurice Magre, Gallia (1900-1902), puis Poésie (1905-1914) qui publia Francis Jammes ou Henri de Régnier, les premiers textes de Francis Carco ou de Tristan Derême. Rebaptisant "primitivisme" une vision traditionnelle de l’art, il croisa le fer avec le futurisme italien. Mainteneur aux Jeux floraux, il a défendu et illustré la vitalité intellectuelle de la province à la présidence de la société des Écrivains  des provinces françaises ou de la SSABLT. Il a publié de nombreux recueils, – La Pâque des roses (Mercure de France, 1909), qui le fit connaître, ou Instants (1965) –, ainsi que diverses œuvres en prose."


Nicole Le Pottier, s. v. "Touny-Lérys (Marcel Marchandeau) (Gaillac 17 février 1881-3 avril 1976)", dans Maurice Greslé-Bouignol (dir.), Les Tarnais : dictionnaire biographique, Albi, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn, 1996, p. 328-329

 

 

 

Pour en savoir plus…

 

Sources

Fonds Marchandeau. Archives municipales de Gaillac, 3 S.

 

Bibliographie

Autour de Touny-Lérys. Gaillac : Ville de Gaillac, 1974.