> Les frères Delga

Les trois frères Delga. Coll. particulière, tableau aujourd'hui disparu  

"Jacques Michel Delga (Gaillac 28 sept. 1771-Vienne [Autriche] 20 juillet 1809)

D’une famille de la petite bourgeoisie, il fut élu en 1793 capitaine de la compagnie de Gaillac des Volontaires du Tarn. Chef de bataillon lors des campagnes de Bonaparte en Italie et en Égypte. Blessé au siège de Saint-Jean d’Acre, il se retrouve chef d’escadron, commandant l’infanterie de la légion de la Garde lors de l’exécution du duc d’Enghien (mars 1804). Vraisemblablement désabusé par ce triste épisode, Delga, en semi-disgrâce, obtient le commandement du 2e régiment de ligne, qui participe aux campagnes d’Allemagne (gouv. de Stralsund, 1807) et d’Autriche. Le décret le nommant baron de l’Empire (15 août 1809) paraît après sa mort, suite des blessures reçues à Wagram le 6 juillet 1809, à la veille de sa nomination, qui ne fut jamais officialisée, de général.

 

Jean Delga (Gaillac 3 août 1785-en Russie 8 nov. 1812)

Saint-Cyrien, participe avec son aîné aux campagnes de Poméranie et d’Autriche, reçoit après la mort de son frère une nouvelle dotation en Westphalie comme baron de l’Empire (21 sept. 1810) et disparaît à 27 ans lors de la retraite de la Grande Armée, comme capitaine du 25e de ligne.

 

Quant à Joseph-Jacques Delga (Gaillac 20 mars 1788-Wagram 6 juillet 1809), ,ommé à 18 ans sous-lieutenant au 21e de ligne, il se bat à Iéna et Eylau avant d’être tué à Wagram, à l’heure où son frère ainé était mortellement blessé."

 

 

Michel Durand-Delga, s. v. "Delga (les trois frères), officiers des guerres de la Révolution et de l'Empire", dans Maurice Greslé-Bouignol (dir.), Les Tarnais : dictionnaire biographique, Albi, Fédération des sociétés intellectuelles du Tarn, 1996, p. 112

 

 

 

Pour en savoir plus...

 

Bibliographie

"Les trois frères Delga, officiers de l’Empire, citoyens de Gaillac en Albigeois". Émile Durand-Delga. La Croix du Tarn, octobre 1959.

"Les trois frères Delga". Un vieux Gaillacois [Jean Prébosc]. La Libération, 1968, n° 1203.